ENTRETIEN DES ARBRES EN HAIES BRISE-VENT ET BANDES RIVERAINES: TAILLE DE FORMATION ET ÉLAGAGE

La taille de formation vise à obtenir un arbre droit et solide.

L’élagage vise à :

  • Obtenir du bois sans noeud.
  • Mieux répartir l’accroissement en diamètre.
  • Favoriser la croissance d’espèces compagnes.
  • Limiter l’empiètement des branches dans les champs en culture et faciliter la circulation de la machinerie agricole à proximité de la plantation d’arbres.


Dans un objectif de production de bois, l’élagage et la taille de formation sont deux actions complémentaires qui ont pour objectif conjoint de produire du bois de haute qualité (déroulage ou sciage). Par ces 2 interventions, on vise à former un fût sans défauts de 4 à 5 mètres de hauteur au niveau de la bille de pied (opérations non rentables au-delà car en milieu ouvert, la production de branches latérales est importante et l’élagage naturel est limité). Selon les prix affichés, le gain entre la production de bois de déroulage et de sciage est de l’ordre de 20 % et même plus. Il est encore plus significatif entre le bois de déroulage et le bois de pâte puisqu’il est de l’ordre de 85 %.

Suivi phytosanitaire de la rouille vésiculeuse sur la régénération du pin blanc (dispositif secteur Alexandre). Rapport 2015-06. 24 pages + 3 annexes.

Dans la région de l’Outaouais, une stratégie a été proposée pour la production de pin blanc basée principalement sur l’utilisation de coupes progressives et d’une assistance à la régénération lors de mauvaises années semencières. La présence de la rouille vésiculeuse du pin blanc (RVPB) est un problème important auquel la sylviculture du pin blanc doit faire face. La rouille vésiculeuse du pin blanc est un pathogène introduit au Québec au début du XXe siècle. Elle a décimé la majorité des plantations de pin blanc de l’Est et continue à poser un obstacle majeur à la régénération naturelle de cette espèce (Joly, 2005). Dans le cas des jeunes plantations, la RVPB peut causer la mortalité des tiges en l’espace de 3 à 6 ans (Lavallée, 1991). Comme il existe actuellement peu de peuplements de pin blanc en régénération, les données disponibles sur la rouille vésiculeuse sont fragmentaires. Pourtant, il s’agit d’une période critique dans la vie du peuplement. De plus, la restauration du pin blanc est un enjeu écologique dans plusieurs régions du Québec, notamment en Outaouais. Ceci démontre qu’il faut entreprendre des actions immédiatement pour mieux documenter la problématique de la rouille afin de développer une stratégie efficace, réalisable et viable pour la production de pin blanc au Québec.

Ce projet vise justement à documenter cette problématique et à identifier les zones sensibles à la rouille sur le pin blanc. Depuis l’été 2004, des sommes importantes d’argent ont été investies par Commonwealth Plywood, le MRNF et le PMVRMF volet I pour le démarrage et l’avancement du projet d’élaboration d’une stratégie alternative pour la production de pin blanc, en plus des nombreuses rencontres et visites terrain ayant eu lieu tant au Québec qu’en Ontario, pour les partenaires du projet. Dans le dispositif expérimental de coupe progressive du secteur Alexandre, une visite a confirmé que les plants reboisés en 2006 sont déjà affectés par la rouille. Un suivi de la présence de chancres de la RVPB sur les pins reboisés dans le dispositif a été effectué en juillet 2011. Par la suite, une élimination des tiges infectées au tronc ou sur une branche à moins de 10 cm du tronc et un élagage de toutes les branches sur la moitié de la hauteur des autres tiges ont été prescrits et réalisés en août 2011.

Les résultats montrent que l’élagage permet de limiter l’apparition de chancre au tronc lorsque les chancres sur les branches éloignés de 12 cm par rapport au tronc. Le suivi a permis de constater que le taux de survie des jeunes pins non infectés en 2011 est supérieur à 80 %. L’élagage a eu pour effet de réduire le taux de survie de manière significative d’environ 10 %, mais a aussi réduit la progression de la RVPB de 7 %. La régénération naturelle en pin blanc dans ce dispositif a maintenu son coefficient de distribution par rapport à 2008 et le taux d’infection par la RVPB y est d’à peine 2 %.

Centre d’enseignement et de recherche en foresterie de Sainte-Foy inc. (CERFO).

L’élagage chez les essences feuillues nobles – Une action à valeur ajoutée

Au Québec, l’élagage est rarement pratiqué. Pourtant les besoins d’éducation des jeunes peuplements feuillus sont de plus en plus répandus. Pour maximiser la qualité et la valeur marchande de ces peuplements, les propriétaires de boisés auraient intérêt à recourir à la taille de certaines branches. En effet, l’élagage permet de produire du bois non élagué. L’écart de prix important est généré par l’élagage risque de s’accentuer avec le temps, devant l’excédent de bois feuillus de médiocre qualité qui existe dans de nombreuses régions du Québec. Le bois élagué devrait donc s’en trouver d’autant plus valorisé.

Article paru dans le Monde forestier du mois de février 2006

Élagage et émondage phystosanitaires – Comment garder vos plantations en santé

Le but de cet article est de vous informer sur les vertus des travaux phytosanitaires dans le cadre du contrôle de trois ravageurs fréquemment rencontrés dans les plantations résineuses du Québec, soit la rouille vésiculeuse du pin blanc, le chancre scléroderrien, race européenne, et le charançon du pin blanc.

Article paru dans le Monde forestier du mois de novembre 2005

Pour augmenter la qualité et la valeur de vos forêts – Il faut élaguer vos tiges de résineux

Alors que l’objectif d’une plantation devrait toujours être la production de bois de qualité, la plantation peut parfois présenter « le désavantage de déprécier certains critères de qualité du bois, tels que le défilement de tiges, la nodosité et la proportion de bois de jeunesse » (Cyr, 2004). Élaguer constitue une façon de compenser ces désavantages en plus d’assurer la rentabilité des investissements précédents (la plantation, le dégagement et l’éclaircie du peuplement) par la création d’un produit d’une plus grande valeur.

Article paru dans le Monde forestier du mois de septembre 2005