Développement des stratégies d’aménagement et des scénarios sylvicoles (Phase 1) – Projet TEMBEC-Témiscamingue

Ce projet vise à aider Tembec dans sa recherche de rentabilité, en réduisant ses coûts d’approvisionnement sur terres publiques afin de remettre en production l’usine de Béarn et de consolider à l’échelle économique le complexe des usines de transformation au Témiscamingue. Les scénarios développés doivent permettre à Tembec de réduire de 10 $/m3 le coût de ses approvisionnements à court, moyen et long terme et de présenter des alternatives forestières et les arguments nécessaires pour l’appuyer dans sa négociation avec le MRNF. L’étude a pour objectif de développer des scénarios d’approvisionnement appuyés sur une planification rigoureuse pour les 10 à 15 prochaines années.

La phase 1 du projet vise essentiellement à développer de nouvelles stratégies d’aménagement et des scénarios sylvicoles dans un contexte de gestion de la forêt par chantier. Cette notion est très importante pour développer les différents scénarios d’aménagement forestier et a été développée avec l’accord et la participation du MRNF, région 08.

Le présent rapport commence par une synthèse des objectifs et stratégies d’aménagement des UAF 081-51 et 081-52 ainsi que par une synthèse de l’information écologique régionale (potentiel relatif, contraintes de traficabilité et fragilité). Les grands types de scénarios d’aménagement retenus sont ensuite décrits, scénarios constitués pour générer des options pour l’optimisation. L’une des principales innovations de ce projet, un type particulier de logigramme décisionnel pour les choix de régimes sylvicoles et de traitements, basé sur les appellations est ensuite décrit en détails. Le choix et le design de chantiers pour les simulations suit, comprenant notamment une discussion sur l’aggrégation de polygones dans un chantier. Enfin une discussion contenant une série de recommandations est proposée.

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Intensification de l’aménagement forestier au CERFO

L’aménagement forestier durable est l’un des secteurs qui font la renommée du CERFO. Le CERFO a notamment travaillé sur plusieurs stratégies québécoises de production de bois, la commission d’étude sur la gestion de la forêt (volet possibilité forestière de la commission Coulombe), la restauration d’espèces en régression, l’harmonisation, la production et la protection par le biais de zonages de type Triade, l’exploration des aires protégées de catégorie non strictes et du concept d’aires protégées polyvalentes, les approches de planification par chantiers, les divers intrants de simulation ainsi que sur l’implantation des calculs de possibilités forestières.

Éléments de stratégie d’aménagement pour la production de peuplements résistants constitués de chêne rouge et de pin blanc. CERFO. Technote 2018-03

Les massifs de pin blanc et de chêne rouge sont en forte régression en Outaouais, notamment en lien avec le contrôle des feux de forêt qui facilitent leur régénération.  L’application à grande échelle d’un régime de coupes partielles non adapté à leur autécologie qui demande beaucoup de lumière et la rouille vésiculeuse s’attaquant à la régénération de pin blanc sont aussi depuis quelques décennies responsables de cette situation. 

Face à ce constat, l’Outaouais a décidé de faire de la restauration de ces deux espèces une priorité. Ce choix a été renforcé par l’avis scientifique de la Direction de la recherche forestière, proposant des pistes de solutions pour diminuer l’expansion du hêtre et la régression de la régénération de l’érable à sucre.

Aménagement forestier intensif, le cas du bouleau jaune. CERFO. Technote 2016-02.

En forêt feuillue québécoise, les volumes de qualité sont souvent devenus une denrée rare et la régénération en espèces semi-tolérantes est si difficile que l’innovation est désormais obligatoire. En effet, les coupes à diamètre limite réalisées dans le passé ont fortement contribué à diminuer le potentiel des forêts feuillues, en récoltant essentiellement les plus gros et les plus beaux individus. De plus, la régénération s’installait par la suite de manière plutôt aléatoire et discontinue. Au cours des années ’70 et ’80, les forestiers ont expérimenté la coupe à blanc par bande avec plus ou moins de succès, la régénération n’étant pas éduquée. Puis, le régime du jardinage a fait son apparition avec l’espoir que ce traitement corrigerait enfin les lacunes du passé…

Quelques pistes de solution pour mieux planifier, à une échelle appropriée, les aménagements forestiers répondant à des objectifs fauniques

Cet article clôt une série de cinq, sur l’aménagement forestier selon des objectifs fauniques. L’article précédent présentait des notions de base sur l’importance de travailler à une échelle appropriée. En effet, il importe d’intégrer les besoins des espèces fauniques et de suivre la disponibilité des éléments critiques dans le temps et dans l’espace, afin de s’assurer que leur habitat demeure durable.

Article paru dans le Monde forestier du mois de décembre-janvier 2014-2015

Aménagement forestier pour répondre à des objectifs fauniques : Quelques notions de base pour bien comprendre l’importance de travailler à une échelle appropriée

Dans le cadre d’un aménagement forêt-faune, il importe d’y intégrer les besoins des espèces fauniques ciblées et de suivre dans le temps et dans l’espace la disponibilité des éléments critiques de leur habitat, afin de s’assurer qu’il réponde durablement aux besoins de ces espèces.

Article paru dans le Monde forestier du mois de novembre 2014.

Aménagement forestier pour répondre à des objectifs fauniques : Comment aborder cette problématique et où trouver les informations?

Souvent, les propriétaires forestiers souhaiteraient voir la faune intégrée à la planification de l’aménagement de leur boisé, pour des fins de prélèvement (ex. chasse, piégeage), d’observation ou encore pour s’assurer de la présence d’une biodiversité riche et variée.

Article paru dans le Monde forestier du mois de mars 2014.

Le dégagement à l’européenne : un élément essentiel de la conduite de peuplement. CERFO. Technote 2011-05.

Dans le contexte de l’aménagement forestier durable au Québec, les espèces semi-tolérantes (CHR, BOJ, PIB, CAC, FRA et ORA) occupent une place très particulière. En effet, elles présentent un intérêt certain, autant pour la production de matière ligneuse de grande valeur que pour la biodiversité, alors qu’elles sont souvent en régression dans le paysage forestier. La récolte a longtemps été ciblée sur ces espèces pour faire place, à la fin des années 80, à l’adoption massive du régime de la futaie jardinée, qui, dans la pratique, négligeait leur réintroduction. Si l’enjeu sylvicole de régénération de ces espèces est crucial, l’enjeu d’éducation devrait être également considéré, de par le rôle fondamental qu’il peut jouer. Ainsi, en jeune âge, il est peu approprié de laisser la nature agir selon son objectif naturel de favoriser les plus forts. Si l’on veut promouvoir ces essences semi-tolérantes, l’élément naturel vainqueur n’est pas nécessairement le meilleur choix. Des soins culturaux sont alors nécessaires pour constituer une cohorte de tiges utiles.  

Proposition de modalités d’aménagement pour les FHVC identifiées dans les forêts publiques du Bas-Saint-Laurent – Rapport technique

Afin de supporter CertificAction BSL dans l’identification de modalités d’aménagement qui visent le maintien ou l’amélioration des hautes va leurs de conservation, le CERFO a reçu le bref mandat suivant :

− L’étude ne doit pas porter sur l’identification d’aires protégées candidates.

− Réviser la liste des HVC identifiées pour les UAF du BSL.

− Pour chaque type de HVC, évaluer sommairement la vulnérabilité à l’aménagement forestier. Compte tenu du bref mandat, seule l’information facilement disponible pourra être utilisée à cette étape.

− Pour chaque type de HVC, répertorier les m odalités d’aménagement particulières déjà appliquées pour en maintenir ou en augmenter les valeurs. Compte tenu du bref mandat, seule l’information facilement disponible pourra être utilisée à cette étape.

− Évaluer si les modalités existantes, s’il y a lieu, sont adéquates au maintien des valeurs.

− Recommander, pour chaque HVC, diverses stratégies ou mesures d’aménagement aptes à encadrer les interventions forestières afin d’en maintenir ou augmenter les va leurs. Ces stratégies seront générales et devront être adaptées selon le terrain et les intervenants.

− Si possible, recommander des stratégies d’aménagement pour les FHVC qui regroupent les HVC identifiées.

Le présent rapport présente les résultats de cette analyse. Le tout est sujet à révision par les partenaires du projet de CertificAction, afin qu’il reflète ce qui est réellement appliqué sur le terrain dans les UAF du Bas-Saint-Laurent.

Mais, tout d’abord, une brève section sur les FHVC est présentée, afin de s’assurer que tous les intervenants ont la même compréhension du concept et de ses implications.

Le principal élément issu de ce travail est un grand tableau regroupant les principales valeurs de conservation du territoire, ainsi que des propositions de modalités. Le texte qui suit accompagne ce tableau et permet d’en éclaircir certains éléments.

Introduction d’une nouvelle intervention sylvicole d’aménagement forestier feuillu ultra intensif. CERFO. Rapport 2009-06. 35 p. + 4 annexes.

Un dispositif de recherche a été établi à l’été 2008 pour évaluer l’effet des systèmes racinaires transformés mécaniquement (RPM) sur la croissance des espèces plantées. Le dispositif comporte deux secteurs, l’un à Denholm et l’autre à Bouchette. Chaque secteur comporte cinq blocs composés de quatre unités expérimentales. Chaque bloc contient une unité expérimentale de chêne rouge, de chêne rouge RPM, de pin blanc et de pin blanc RPM.

Les chênes rouges dont le système racinaire a été modifié (RPM) s’accroissent plus rapidement en diamètre que les chênes rouges réguliers. Pour les pins blancs, le système racinaire transformé a entraîné des croissances en diamètre inférieures. Les différences d’âge entre les pins blancs réguliers et les pins blancs RPM accompagnés de la faible dimension des pins blancs au moment de l’implantation pourraient expliquer en partie ce phénomène. Pour la croissance en hauteur, les chênes rouges ont présenté des accroissements légèrement supérieurs aux chênes rouges RPM. Concernant les pins blancs, aucune différence n’a été observée. Dans l’ensemble, les faibles accroissements sont en grande partie attribuables à la plantation tardive effectuée en juillet.

Les chênes rouges traditionnels sont plus affectés par le broutage que les chênes rouges RPM. Pour le moment, il est impossible de dire pourquoi cette situation a été observée. Les chênes rouges sont plus affectés par le broutage que les pins blancs. D’autre part, il a été démontré que les pins blancs RPM subissaient une compétition pour la lumière plus élevée que celle observée chez les pins blancs. Finalement, ces résultats devront être validés sur une période d’étude plus longue afin de caractériser la performance des plants RPM.

Aménagement écosystémique : fondements et perspectives. CERFO. Technote 2009-02.

L’aménagement écosystémique est une approche qui s’appuie sur la connaissance des écosystèmes et la compréhension de leur fonctionnement afin que les pratiques forestières contribuent au maintien de la biodiversité dans les forêts aménagées. Cette approche vise la conciliation entre une utilisation rationnelle des ressources forestières et la nécessité de préserver des écosystèmes fonctionnels à long terme en réduisant les écarts entre la forêt aménagée et la forêt jugée naturelle. Afin de bien comprendre les assises de ce type d’aménagement, les grands concepts qui le régissent seront tout d’abord définis. Un portrait de l’application de l’aménagement écosystémique chez certains de nos voisins nord-américains sera également illustré.

Stratégie d’aménagement du pin blanc dans l’Outaouais. CERFO. Rapport 2008-09. 41 p. + 6 annexes.

Le maintien et la restauration des pinèdes blanches en Outaouais nécessitent une intensification des efforts d’aménagement visant notamment à en améliorer la régénération. La méthode en vigueur à cet effet depuis une quinzaine d’années consiste à procéder par coupe progressive, parfois accompagnée d’une préparation de terrain par poquets. Des études passées ont permis de dresser le portrait de la régénération en pin installée à la suite de coupes progressives, avec ou sans poquets, sur les aires communes 071-01 et 071-21. Il ressort que la préparation par poquets a permis l’installation de davantage de semis de pin. Toutefois, nous faisons face à un constat général d’envahissement des parterres de coupe par la compétition. Cette végétation empêche le développement de la régénération de pin qui est généralement de petite taille et qui, dans certains cas, commence à disparaître. C’est pour cette raison que plusieurs actions ont été entreprises au cours des dernières années. Des inventaires complémentaires ont été réalisés dans un grand nombre de secteurs d’intervention dans le but d’être extrapolés à l’ensemble du territoire et permettre ainsi le développement de scénarios sylvicoles (d’aménagement). Cette démarche a pour but d’orienter les actions nécessaires vers l’atteinte des objectifs de maintien de la production de pin blanc dans les strates adaptées (concernées, ciblées, dédiées) au pin blanc. Un important dispositif expérimental a été installé en 2004 afin de documenter les procédés de coupe donnant les meilleurs résultats ainsi que les procédés de régénération naturels et artificiels. De plus, des essais de dégagement ainsi que des essais de remise en production par la combinaison des activités de débroussaillage, de préparation de terrain, de reboisement ou d’ensemencement ont été réalisés pour la première fois en 2006 afin d’identifier les méthodes les plus efficaces et les mieux adaptées.

L’aménagement équienne intensif pour le bouleau jaune

En forêt feuillue québécoise, les volumes de qualité sont devenus une denrée rare et la régénération en espèces semi-tolérantes est si difficile que l’innovation est désormais obligatoire. Depuis plusieurs années, le jardinage par pied constituait la recette sylvicole communément adoptée pour ce type de peuplement. Or, dans le cadre de son application pratique dans les forêts du Québec, les problèmes de qualité persistent toujours et on assiste de plus à des déficiences de la régénérations pour plusieurs espèces semi-tolérantes comme le bouleau jaune. Dans le but de favoriser cette essence en quantité et qualité, l’aménagement équienne intensif s’avère dans certains cas une avenue pertinente.

Article paru dans le Monde forestier du mois de juillet 2008

Le jardinage par pied d’arbre, applications et autres options. CERFO. Technote 2007-06.

L’aménagement et la sylviculture des forêts feuillues et mixtes ont provoqué de nombreux débats dans les dernières années. Le contexte de raréfaction des bois de qualité, les difficultés d’approvisionnement, les enjeux de biodiversité qui demandent une diversification de la pratique sylvicole, les difficultés du marché, les problèmes de main-d’œuvre, les résultats des effets réels et le renforcement du normatif sont autant d’éléments à la source de ces débats. Parmi l’ensemble des problématiques, la définition de ce qui est apte au jardinage et de ce qui ne l’est pas préoccupe la majorité des forestiers qui œuvrent dans les domaines écologiques de la zone tempérée. En théorie, le choix d’un traitement sylvicole devrait s’inscrire dans le cadre d’une démarche objective, structurée et non biaisée en faveur d’un traitement plutôt qu’un autre. Or, le contexte actuel incite plutôt à l’adoption d’une démarche biaisée, présentée selon une approche de conformité où le jardinage par pied d’arbre est considéré et retenu ou non. C’est dans ce contexte que le CERFO, en collaboration avec Optivert et l’IQAFF, a été mandaté par le MRNF et le CIFQ pour un projet en trois phases :

1.     Détermination des paramètres pour l’aptitude au jardinage;

2.     Détermination des options de traitements lorsque le jardinagene ne s’applique pas;

3.     Développement de cibles et évaluation de la sensibilité des paramètres économiques.

Sylviculture adaptée aux peuplements mixtes : les coupes progressives irrégulières. CERFO. Technote 2007-05.

Le domaine de la sapinière à bouleau jaune présente de nombreux peuplements mixtes dont la variation de composition et d’autécologie des espèces en présence pose un défi au sylviculteur quant à la manière de les traiter. On y retrouve souvent d’importantes déficiences en ce qui a trait à la régénération en essences désirées, tels le bouleau jaune, une essence de grande valeur peu favorisée par les traitements de jardinage par pied d’arbre actuels, les épinettes dont l’épinette rouge et le pin blanc. Par ailleurs, une régression progressive en volumes de qualité sciage ou déroulage en essence désirée est observée.

Le CERFO a entrepris des études afin d’explorer une certaine diversification des interventions sylvicoles (telles que préconisées dans le Manuel d’aménagement) dans trois régions : Lanaudière, la Baie-des-Chaleurs et la Mauricie. Les trois dispositifs sont localisés dans le domaine bioclimatique de la sapinière à bouleau jaune et de l’érablière à bouleau jaune et visent plus précisément à expérimenter les types de coupe progressive irrégulière qui pourraient permettre la réintroduction du bouleau jaune de qualité sciage et de l’épinette dans ces forêts.

Régénération par coupe progressive irrégulière – Volet 1. CERFO. Rapport 2007-03. 63 p. + 17 annexes.

Tel que mentionné par le comité du Manuel d’aménagement forestier (MRNFP, 2004), le défi de la biodiversité repose sur la nécessité de développer et de mettre en œuvre des approches sylvicoles plus diversifiées qui permettront de reproduire des peuplements et des paysages forestiers qui incorporent davantage toute la complexité et l’irrégularité des forêts naturelles. Parmi les principaux axes de diversification qui devraient guider le travail des sylviculteurs québécois pour répondre adéquatement aux enjeux de la biodiversité, on distingue trois grands régimes sylvicoles visant à reproduire les peuplements à structure régulière, inéquienne et irrégulière. Pour les peuplements à structure irrégulière, on retrouve la famille de la coupe avec protection des petites tiges marchandes et la famille de la coupe progressive irrégulière.

En Gaspésie, plus précisément dans la Baie-des-Chaleurs, la régénération en bouleau jaune s’avère difficile. Pour pallier à ce problème, et surtout pour maintenir les réalités écologiques des forêts, deux types de coupes progressives irrégulières ont été expérimentés : la coupe progressive irrégulière en plein ou par pied d’arbre et la coupe progressive irrégulière par trouées.

Ces deux traitements aux modalités d’interventions différentes affectent tout aussi différemment la structure et la composition du peuplement post-traitement. Suite aux travaux, il fût constaté que chacun des traitements expérimentés répond à des objectifs différents tout en maintenant ou en accentuant une structure irrégulière. La coupe progressive irrégulière a permis de libérer une quantité de bois d’œuvre beaucoup plus intéressante qu’une coupe de jardinage. La CPI en plein a généré plus de résineux et de feuillus pâte que la CPI par trouées, tout en récoltant un volume de bois de feuillus sciage comparable.

Intégration de l’écologie à la planification forestière. CERFO. Technote 2007-02.

Au Québec, la planification forestière et la réalisation des travaux de récolte font très peu appel à la dimension écologique alors que la situation devrait pourtant être totalement inverse. En effet, l’écologie et la planification vont de paire à un point tel qu’aucune planification ne devrait être faite sans tenir compte des paramètres écologiques. D’ailleurs, la Stratégie de protection des forêts du Québec le prouve bien puisque les articles 20, 25 et 26 visent directement l’intégration de l’écologie au processus de planification forestière.

Aussi, divers outils sont mis à la disposition des gestionnaires et du personnel de terrain pour leur permettre de mieux connaître l’écologie de leur territoire (ex : rapports de classification, guides et cartes des types écologiques). Cependant, le problème réside dans le fait que ces derniers sont souvent méconnus et inutilisés par les principaux intéressés. C’est donc dans cette optique que le CERFO présente 3 exemples concrets d’intégration de la dimension écologique au processus de planification forestière.

Options sylvicoles quand le jardinage par pied d’arbre ne s’applique pas (Phase 2). CERFO. Rapport 2006-02. 278 p. + 3 annexes.

L’aménagement et la sylviculture des forêts feuillues et mixtes ont suscité de nombreux débats dans les dernières années. Parmi l’ensemble des problématiques soulevées, la définition de ce qui est apte au jardinage et de ce qui ne l’est pas préoccupe la majorité des forestiers qui oeuvrent dans les domaines écologiques de la zone tempérée. Cet aspect a d’ailleurs été documenté dans la phase 1 de ce projet.

D’autre part, plusieurs s’interrogent sur les options sylvicoles disponibles lorsque le jardinage par pied d’arbre ne s’applique pas. À cet égard, il importe d’identifier d’autres traitements sylvicoles qui, à l’instar du jardinage, permettent d’assurer une certaine pérennité du couvert, une amélioration de la qualité du bois sur pied, une régénération abondante et de qualité en espèces désirées, ainsi qu’une rentabilité minimale des activités. Le choix parmi ces traitements doit cependant s’inscrire dans le cadre d’une démarche objective, rigoureuse et structurée. Le processus de solution de problèmes apparaît tout indiqué pour réaliser cette démarche. De plus, il importe de se référer à une terminologie traditionnelle reconnue et efficace. L’innovation se situe particulièrement au niveau des modalités.

La révision des propositions récentes de traitements sylvicoles adaptés ou alternatifs démontre l’intérêt pour la recherche de solutions, cependant, peut remettre en cause le système actuel. Il demeure toujours le danger que l’obsession de la rentabilité à court terme, bien que cruciale, obnubile les préoccupations sylvicoles de régénération, de structure de peuplement et de constitution d’une valeur sur pied améliorée, de sorte qu’elle risque de perpétuer la problématique.

La solution réside probablement dans l’utilisation simultanée d’une certaine variété de traitements sylvicoles. Alors que certains fournissent de plus grandes quantités de bois à court terme (coupe d’amélioration, coupe à blanc par bande), d’autres fournissent des volumes plus modestes à court terme (éclaircie commerciale, jardinage par trouées), d’autres encore étalent la récolte sur quelques années (coupe progressive) et enfin d’autres la répartissent sur quelques dizaines d’années (coupe progressive irrégulière), voire sur la vie du peuplement (jardinage par pied d’arbres).

Le présent travail s’est penché sur l’analyse des problématiques et la recherche de solutions. Une série de recommandations concernant les options, le processus de sélection, la réflexion sur différents seuils économiques et d’accroissements a été proposée. Le système actuel s’est considérablement alourdi, des compromis sont nécessaires mais surtout un changement d’attitude face au travail d’ingénierie que constitue la conception d’une prescription. Enfin, une reconceptualisation du système de crédits sylvicoles devrait également être envisagée.

Guide sylvicole de l’unité d’aménagement forestier 043-51 située dans le sous-domaine bioclimatique de la sapinière à bouleau blanc de l’ouest – Rapport Final – 3460. CERFO. Rapport 2005-06. 273 p. + 9 annexes.

La présente étude a pour objet l’élaboration d’un guide sylvicole, pour l’unité d’aménagement forestier 043-51. Un tel outil a pour objectif d’aider les utilisateurs de la forêt (agents du MRNF et bénéficiaires de CAAF) à incorporer la dimension écologique au processus de planification forestière et au diagnostic sylvicole. Plus précisément, il permet, en tenant compte des conditions écologiques présentes, d’identifier les aptitudes et contraintes des différentes stations forestières, d’évaluer les rendements qui peuvent être anticipés et enfin, de proposer des objectifs de production et des stratégies sylvicoles, adaptés aux conditions du milieu. Ce guide s’adresse donc aux sylviculteurs, aux aménagistes, ainsi qu’au personnel terrain œuvrant sur l’unité d’aménagement forestier 043-51 et fournira une base pour optimiser leurs interventions, tout en permettant de sauvegarder l’intégrité des sites et, éventuellement, d’améliorer la qualité de la forêt.

La préparation du présent guide a été entreprise en 2003, en collaboration avec le détenteur de CAAF Kruger inc. Ce guide sylvicole est également disponible en version de poche pour les utilisateurs sur le terrain. L’information qui y est présentée est davantage synthétisée et vulgarisée, rendant le document plus convivial.

Le territoire de l’unité d’aménagement forestier 043-51 se retrouve essentiellement dans le sousdomaine bioclimatique de la sapinière à bouleau blanc de l’ouest. Quinze stations, décrites dans autant de fiches, formées de regroupements de types écologiques ont été identifiées. Ces fiches présentent une description synthétique des caractéristiques permanentes du milieu (pente, dépôt de surface, drainage), de la composition végétale de la station (groupes d’espèces indicatrices en fonction du potentiel forestier relatif et du régime hydrique, espèces arborescentes, stades évolutifs présents, caractéristiques dendrométriques), et des potentiels et contraintes (potentiel forestier, de régénération, de compétition, effet de la station sur la susceptibilité au chablis, sur la vulnérabilité à la TBE, fragilité, traficabilité). Elles proposent également des groupes de production prioritaire et des éléments pouvant guider la sylviculture.

Parallèlement à l’élaboration de ces fiches, une grille d’aide à la sélection de traitements sylvicoles a été produite et documentée par famille de stades de développement ou de structure. Ainsi, après avoir choisi la production prioritaire parmi la liste des productions recommandées dans chaque fiche synthèse, l’utilisateur de la forêt se réfère à cette grille qui propose une gamme de traitements sylvicoles en fonction, entre autres, de l’objectif de production, l’écologie du site (par le biais des risques, contraintes et qualité de la station), et de certaines variables dendrométriques (capital forestier en croissance, vigueur…). Cette grille est le fruit d’un travail de synthèse important réalisé à partir d’une version préliminaire du guide produite lors de la phase 1, et qui a été soumise à plusieurs experts québécois en sylviculture et intervenants du milieu forestier. Ces grilles font également référence aux instructions relatives en vigueur. La grille d’aide à la sélection de traitements sylvicoles, comme son nom l’indique, doit aider le choix d’un traitement sylvicole, et non remplacer la démarche diagnostique complète de l’ingénieur forestier.

Enfin, une analyse de la synthèse écologique a été réalisée à l’échelle des chantiers de récolte (3,5 km2 ), de façon à répondre à certains besoins spécifiques à la planification forestière : une cote globale de risques et contraintes a été appliquée à chaque cellule de 3,5 km2 , ainsi qu’une recommandation sur la saison de récolte.

Pour finir, il est important de voir ce guide comme un work in progress. En effet, il a été réalisé en fonction des informations disponibles au moment de sa conception. Il revient donc maintenant aux utilisateurs de la forêt de se l’approprier, d’y compléter les informations qui étaient manquantes au moment de la conception et d’effectuer le suivi de son application (monitorage), afin de l’améliorer périodiquement.

L’écologie au service de l’aménagement forestier

Les aménagistes du milieu forestier actuel peuvent acquérir des connaissances sur la dynamique des forêts et connaitre l’emplacement des sites fragiles ou à haut potentiel forestier. Ces connaissances sont données par le cadre écologique de référence.

Article paru dans le Monde forestier du mois de juin 2005

Synthèse de l’information écologique pour les plans généraux d’aménagement forestier de l’UAF 62-51 (en accord avec la Stratégie de protection des forêts). CERFO. Rapport 2004-06. 55 p. + 7 annexes.

Au cours de l’année 2001, le Centre collégial de transfert de technologie en foresterie (CERFO) en collaboration avec Ressources Forestières Biotiques a réalisé une synthèse de l’information écologique de l’aire commune 062-01 de la forêt publique. Durant l’année 2002, les limites du contour de cette aire commune ont été modifiées substantiellement, lors de la création des nouvelles unités d’aménagement forestier. La superficie totale est alors passée de 110 107 ha à 253 639 ha, donnant naissance à l’unité d’aménagement forestier 062-51. L’ajout de près de 145 000 ha provient principalement de l’ancienne aire commune 062-02.

La présente étude consiste à effectuer, dans un premier temps, une mise à jour de l’information écologique pour les nouvelles superficies de l’unité d’aménagement forestier 062-51, et ce, en fonction des éléments d’information contenus à l’intérieur du document « Synthèse de l’information écologique pour les plans généraux d’aménagement forestier de l’aire commune 062-01 » (CERFO, 2001). Cette mise à jour implique la production d’une nouvelle carte de la synthèse écologique du territoire et d’une nouvelle sère physiographique.

Le deuxième volet de cette étude vise à proposer des séries d’aménagement en fonction des différentes caractéristiques du cadre écologique synthèse identifiées pour l’ancienne aire commune 62-01, tels que le potentiel forestier des stations, les contraintes d’accessibilité ou de traficabilité, l’évolution naturelle avec ou sans perturbation anthropique et les priorités d’aménagement retenues par les principaux intervenants forestiers régionaux.

Des organigrammes de traitements sylvicoles par production prioritaire sont également proposés, de manière à rattacher chaque série à des propositions de traitements qui parfois diffèrent des traitements officiels provenant du Manuel d’aménagement forestier. Ces organigrammes comprennent en effet la plupart du temps les traitements préconisés par le Manuel, mais également d’autres propositions de traitements, peut-être parfois un peu avant-gardistes, mais qui restent des possibilités intéressantes pour produire telle ou telle essence.

Enfin, une liste relativement complète des projets financés par le MRNFP (Volet 1) depuis 1995 a été complétée pour la région de Montréal (région 06), et triée en fonction de plusieurs critères (le promoteur principal, le sujet de l’étude, le traitement, etc.). Ce travail a pour objectif ultime de réunir les projets de recherche qui ont apporté des conclusions intéressantes concernant l’utilisation d’un traitement sylvicole en particulier, de manière à bonifier ultérieurement les propositions de traitements associées aux séries.

Synthèse de l’information écologique pour les plans généraux d’aménagement forestier de l’unité d’aménagement forestier 62-52 (en accord avec la Stratégie de protection des forêts). CERFO. Rapport 2004-07. 51 p. + 7 annexes.

Au cours de l’année 2001, le Centre collégial de transfert de technologie en foresterie (CERFO), en collaboration avec Ressources Forestières Biotiques, a réalisé une synthèse de l’information écologique de l’aire commune 062-02 de la forêt publique. Durant l’année 2002, les limites du contour de cette aire commune ont été modifiées substantiellement, lors de la création des nouvelles unités d’aménagement forestier. La superficie totale est alors passée de 414 619 ha à 267 463 ha, donnant naissance à l’unité d’aménagement forestier 062-52. La suppression de près de 150 000 ha a entraîné le transfert de ces superficies vers la nouvelle UAF 062-51 principalement.

La présente étude consiste à effectuer, dans un premier temps, une mise à jour de l’information écologique pour les nouvelles superficies de l’unité d’aménagement forestier 062-52, et ce, en fonction des éléments d’information contenus à l’intérieur du document « Synthèse de l’information écologique pour les plans généraux d’aménagement forestier de l’aire commune 062-02 » (CERFO, 2001). Cette mise à jour implique la production d’une nouvelle carte de la synthèse écologique du territoire et d’une nouvelle sère physiographique.

Le deuxième volet de cette étude vise à proposer des séries d’aménagement en fonction des différentes caractéristiques du cadre écologique synthèse identifiées pour l’ancienne aire commune 62-02, tels que le potentiel forestier des stations, les contraintes d’accessibilité ou de traficabilité, l’évolution naturelle avec ou sans perturbation anthropique et les priorités d’aménagement retenues par les principaux intervenants forestiers régionaux.

Des organigrammes de traitements sylvicoles par production prioritaire sont également proposés, de manière à rattacher chaque série à des propositions de traitements qui parfois diffèrent des traitements officiels provenant du Manuel d’aménagement forestier. Ces organigrammes comprennent en effet la plupart du temps les traitements préconisés par le Manuel, mais également d’autres propositions de traitements, peut-être parfois un peu avantgardistes, mais qui restent des possibilités intéressantes pour produire telle ou telle essence.

Enfin, une liste relativement complète des projets financés par le MRNFP (Volet 1) depuis 1995 a été complétée pour la région de Montréal (région 06), et triée en fonction de plusieurs critères (le promoteur principal, le sujet de l’étude, le traitement, etc.). Ce travail a pour objectif ultime de réunir les projets de recherche qui ont apporté des conclusions intéressantes concernant l’utilisation d’un traitement sylvicole en particulier, de manière à bonifier ultérieurement les propositions de traitements associées aux séries.

Élaboration de scénarios d’aménagement forestier dans le cadre d’une gestion intégrée des ressources à la pourvoirie du Lac Oscar – Phase 2. CERFO. Rapport 2003-03. 135 p.

Ce projet constitue la phase 2 d’un projet principal qui a débuté en 2001-2002, et qui a comme objectif général de proposer des outils au pourvoyeur et aux détenteurs de CAAF de l’aire commune 043-04, permettant une meilleure planification multiressource du territoire de la pourvoirie du Lac Oscar.

Pour atteindre cet objectif, il était tout d’abord fondamental d’aquérir des connaissances solides sur les différentes ressources du milieu. Des inventaires des ressources ligneuse et faunique ont donc été réalisés, et ont permis de dresser les portraits faunique et forestier du territoire de la pourvoirie, ainsi que de mettre en évidence certaines problématiques importantes du territoire. On observe ainsi une très forte disproportion de la représentation des différentes classes d’âge présentes au niveau de la ressource forestière, et ce, à l’échelle de la pourvoirie, mais aussi de la plupart des secteurs de chasse à l’orignal. Des mesures permettant d’équilibrer dans le temps les classes d’âge au sein des différents secteurs de chasse de la pourvoirie ont été proposées, dans le but d’améliorer la qualité de l’habitat de l’orignal, qui utilise en priorité les jeunes peuplements feuillus de 10 et 30 ans pour son alimentation.

Un zonage du territoire de la pourvoirie a également été proposé. Cinq principales zones ont été déterminées : (1) Conservation (aucune intervention forestière permise), (2) Faunique prioritaire – forestière secondaire (une fonction faunique prioritaire entraîne certaines contraintes à l’exploitation forestière), (3) Paysage prioritaire – forestière secondaire (une fonction paysage prioritaire entraîne certaines contraintes à l’exploitation forestière), (4) Production polyvalente forestière – récréative – faunique, qui représente la majorité du territoire (45 %), et où les interventions forestières visent à optimiser la production de la matière ligneuse tout en s’harmonisant aux autres ressources du milieu et (5) Production de matière ligneuse intensive (maximisation de la production de matière ligneuse par une sylviculture intensive sur les sites les plus riches). Des modalités d’intervention forestière générales au territoire de la pourvoirie, et spécifiques à chaque zone ont également été proposées.

Un autre outil qui est à la base de la conception des stratégies d’aménagement forestier et des calculs de possibilités a été construit dans le cadre de cette étude, soit trente-sept séries d’aménagement. Ces séries sont issues de la comparaison de deux méthodes de construction distinctes (celle développée par CERFO dans le cadre de ce projet, et celle provenant de l’utilisation d’un filtre généré par le MRNQ – Mauricie). Il s’avère que la correspondance entre les deux propositions de série est assez directe.

Finalement, une méthodologie d’analyse économique permettant d’évaluer les impacts économiques de trois scénarios sylvicoles distincts a été proposée. Les résultats obtenus devraient permettre aux différents intervenants de discuter des impacts potentiels relatifs des trois scénarios d’aménagement, en ayant le même point de comparaison. Les 3 scénarios concernés sont (1) un scénario de référence de coupe mosaïque selon le concept proposé par la FAPAQ et le RNI à partir de 2005, (2), le scénario correspondant au zonage proposé du territoire, où la zone de production forestière intensive ne serait pas considérée et (3) un scénario triade qui correspond au zonage proposé, incluant la zone de production intensive. Cette analyse économique repose sur plusieurs bilans financiers, concernant les produits ligneux et les produits non ligneux (activités récréo-touristiques).

Projet d’amélioration des travaux de jardinage réalisés sur terres publiques. CERFO. Rapport 2002-03. 77 p.

La mesure des effets réels des travaux de jardinage des dernières années, réalisée par le service de l’aménagement forestier (SAF) ainsi que la direction de la recherche forestière (DRF) du MRN, a permis de constater qu’une certaine subjectivité dans l’évaluation des vigueurs des tiges influencerait directement le prélèvement réalisé ainsi que la qualité du peuplement résiduel. Dans l’objectif du respect de la loi sur les forêts du Québec et du manuel d’aménagement forestier, cette situation compromet, dans certains cas, le maintien du rendement en volume et en qualité des peuplements.

Dans le but de diminuer cette subjectivité dans l’évaluation des tiges et dans le martelage, une étude a été amorcée par le SAF et le CERFO, en partenariat avec la DRF. Une grille bonifiée a d’abord été préparée par Bruno Boulet, afin d’incorporer des notions de dégradation des bois, traduites ensuite en priorités de récolte. Cette grille a ensuite été testée dans deux secteurs situés dans l’Outaouais et en Mauricie. Le martelage qui s’en suit a été comparé à différents martelages réalisés par la direction de la recherche, par des bureaux régionaux du Ministère et par des intervenants industriels.

Les résultats révèlent notamment que les classes de vigueurs sont assez bien reconnues, à l’exception de la classe II. Toutefois, il apparaît que les classes I sont parfois déclassées en III et vice versa, certains défauts étant probablement jugés trop ou trop peu importants. Lors du martelage, les tiges de plus de 30 cm sont souvent préférées. Les rendements sciage générés par les différents intervenants varient eux aussi, mais demeurent comparables en ce qui concerne le SAF-CERFO et la DRF. Il semble aussi que les intervenants ministériels possèdent une vision différente au niveau des tiges à récolter prioritairement.

En termes de retombées, le rapport propose une série de recommandations dans les domaines suivants. Une des recommandations les plus importantes est l’adoption de la grille bonifiée qui permet de poser un diagnostic précis des défauts des arbres, de déterminer l’évolution de leur vigueur dans le temps et ainsi leur assigner une priorité de récolte. La formation des marteleurs sur les défauts et l’évolution des vigueurs est proposée pour en favoriser la mise en place. On retrouve également des propositions pour la révision de la classe de vigueur II, l’adaptation des calculs de possibilité et des taux d’accroissement à cette nouvelle réalité ainsi qu’une proposition de rendre le martelage indépendant du transformateur de bois.

Synthèse de l’information écologique pour les plans généraux d’aménagement forestier de l’aire commune 062-02. CERFO.Rapport 2001-13. 54 p. + 5 annexes.

À l’heure actuelle, les aménagistes manquent de connaissances sur la localisation des sites fragiles, des sites à hauts potentiels forestiers, la dynamique végétale et les rendements forestiers. Dans le but (1) de minimiser les impacts environnementaux, (2) d’optimiser la planification forestière et le coût des interventions en milieu forestier, et (3) d’orienter les choix d’aménagement et de sylviculture, un cadre écologique forestier a été construit pour le territoire de l’aire commune 062-02, à partir des données cartographiques du 3e inventaire forestier décennal. Ce cadre écologique forestier a été établi à partir de la synthèse des données de pente, dépôts de surface et drainage, ce qui a permis par la suite d’estimer et de cartographier les sites fragiles et les secteurs qui présentent certaines contraintes de traficabilité. Un potentiel forestier relatif primaire a également été déterminé.

Ainsi, la grande majorité du territoire (60 % de la superficie totale de l’aire commune) ne présente aucune contrainte de traficabilité ainsi qu’aucun risque d’exploitation forestière. Les deux principaux risques présents dans cette région sont le décapage du sol et le chablis que l’on retrouve sur les sols minces et les affleurements rocheux sur 16 % du territoire (essentiellement localisé au sud de l’aire commune). Suivent ensuite sur 7 % de l’aire commune, répartis sur l’ensemble du territoire, des risques d’orniérage sur les milieux humides à très humides où la solidité est affectée. Enfin, 4 % du territoire, correspondant aux pentes de plus de 30 % d’inclinaison, présentent des contraintes d’accessibilité, ainsi que des risques importants d’érosion. Ces pentes sont principalement situées à l’extrémité sud de l’aire commune. En ce qui concerne le potentiel forestier relatif primaire, la moitié de l’aire commune, est occupée par des sites de potentiel élevé (bon à très bon). Suivent ensuite les sites de potentiel primaire modéré, sur 26 % de la superficie totale. Les sites de potentiel faible à très faible sont vraiment minoritaires, puisqu’ils occupent seulement 9 % du territoire. À partir de la définition et de la cartographie des différents risques et contraintes présents sur le territoire, des mesures concernant un plan de protection ont été proposées.

Par la suite, une sère physiographique synthèse spécifique à l’aire commune a été générée. Cette sère, construite à partir des données cartographiques du 3e inventaire forestier décennal de l’aire commune et des sères physiographiques que le MRNQ produit par sous-région écologique, représente les principales stations forestières présentes sur l’aire commune. Chaque station forestière (famille de types écologiques) est définie par les principales conditions de dépôt, drainage et pente recensées, les essences forestières dominantes et groupements forestiers présents, les risques et contraintes d’exploitation, et la valeur relative du potentiel forestier bonifié, qui prend en considération la présence de la végétation. Des propositions de séries d’aménagement avec leurs objectifs de production (essences principales et secondaires à favoriser), leurs scénarios sylvicoles, leur potentiel forestier relatif ainsi que les risques et contraintes d’exploitation qui sont à prévoir sont finalement suggérées.

Synthèse de l’information écologique pour les plans généraux d’aménagement forestier de l’aire commune 062-01. CERFO. Rapport 2001-14. 46 p. + 5 annexes.

À l’heure actuelle, les aménagistes manquent de connaissances sur la localisation des sites fragiles, des sites à hauts potentiels forestiers, la dynamique végétale et les rendements forestiers. Dans le but (1) de minimiser les impacts environnementaux, (2) d’optimiser la planification forestière et le coût des interventions en milieu forestier, et (3) d’orienter les choix d’aménagement et de sylviculture, un cadre écologique forestier a été construit pour le territoire de l’aire commune 062-01, à partir des données cartographiques du 3e inventaire forestier décennal. Ce cadre écologique forestier a été établi à partir de la synthèse des données de pente, dépôts de surface et drainage, ce qui a permis par la suite d’estimer et de cartographier les sites fragiles et les secteurs qui présentent certaines contraintes de traficabilité. Un potentiel forestier relatif primaire a également été déterminé.

Ainsi, la grande majorité du territoire (60 % de la superficie totale de l’aire commune) ne présente aucune contrainte de traficabilité ainsi qu’aucun risque d’exploitation forestière. Les deux principaux risques présents dans cette région sont le décapage du sol et le chablis, que l’on retrouve sur les sols minces et les affleurements rocheux sur 38 % du territoire (localisé au sud et au nord-est de l’aire commune). Suivent ensuite sur 16 % de l’aire commune, essentiellement concentrées au sud et au nord-est de l’aire commune, des contraintes d’accessibilité, ainsi que des risques importants d’érosion sur les pentes de plus de 30 % d’inclinaison. Enfin, 5 % du territoire, correspondant aux milieux humides à très humides où la solidité est affectée, présentent des risques d’orniérage. En ce qui concerne le potentiel forestier relatif primaire, la classe la plus fréquemment observée est la classe de potentiel élevé (bon à très bon), que l’on retrouve sur 41 % de l’aire commune. Suivent ensuite les sites de potentiel primaire modéré, sur 29 % de la superficie totale. Enfin, les sites de potentiel faible à très faible sont également présents sur une partie non négligeable du territoire (22 %). À partir de la définition et de la cartographie des différents risques et contraintes présents sur le territoire, des mesures concernant un plan de protection ont été proposées.

Par la suite, une sère physiographique synthèse spécifique à l’aire commune a été générée. Cette sère, construite à partir des données cartographiques du 3e inventaire forestier décennal de l’aire commune et des sères physiographiques que le MRNQ produit par sous-région écologique, représente les principales stations forestières présentes sur l’aire commune. Chaque station forestière (famille de types écologiques) est définie par les principales conditions de dépôt, drainage et pente recensées, les essences forestières dominantes et groupements forestiers présents, les risques et contraintes d’exploitation, et la valeur relative du potentiel forestier bonifié, qui prend en considération la présence de la végétation. Des propositions de séries d’aménagement avec leurs objectifs de production (essences principales et secondaires à favoriser), leurs scénarios sylvicoles, leur potentiel forestier relatif ainsi que les risques et contraintes d’exploitation qui sont à prévoir sont finalement suggérées.

Identification du potentiel réel des sites (indices de qualité de station potentiels) – Aire commune 43-19. CERFO. Rapport 2000-07. 40 p.

Dans le but d’améliorer la documentation (choix des tables de production) du plan général d’aménagement forestier de l’aire commune 43-20 (régions écologiques 5b-t et 5c-t), des indices de qualité de station potentiels (IQSp) ont été calculés pour les essences résineuses principales (épinette noire et pin gris) en fonction des types écologiques.

Pour ce faire, la méthode d’analyse de tiges a été retenue. L’identification du potentiel réel des sites étant désirée, des corrections d’âge ont été effectuées pour tenir compte des pertes de croissance causées par l’oppression juvénile et les épidémies de tordeuses des bourgeons de l’épinette (dans le cas de l’épinette noire). L’échantillonnage s’est fait sur les types écologiques les plus importants dans l’aire commune en terme de superficie, c’est-à-dire les types MS22 (27%), RE22 (20%), RS22 (19%) et RE21 (10%). Les IQSp ont été calculés pour les deux essences sur chacun des types écologiques, pour ensuite permettre la comparaison de productivité des différents types écologiques pour chacune des essences.

Le modèle utilisé est une modification de l’équation de Chapman-Richards et s’ajuste très bien aux données disponibles, les coefficients de détermination (R2 ) variant de 0.80 à 0.93 pour l’épinette noire et de 0,94 à 0,97 dans le cas du pin gris. Pour leur part, les IQSp varient de 11,5 m à 50 ans à 14,0 m à 50 ans pour l’épinette noire (types écologiques RE22 et MS22) et de 14,0 m à 50 ans à 17,7 m à 50 ans (types écologiques RE21 et MS22). Les tests statistiques démontrent des différences significatives au seuil minimum de 5 % pour l’ensemble des courbes relatives à l’épinette noire, alors que les courbes d’IQSp du pin gris sont semblables pour les types écologiques RS22 et MS22. Elles peuvent être regroupés si désiré.

Les IQS obtenus démontrent des différences significatives de croissance non seulement d’un type écologique à l’autre, mais aussi d’une essence à l’autre sur un même type. Il s’avère donc très important de considérer le potentiel de chaque espèce sur chaque station lorsque l’on veut modéliser la croissance d’un peuplement et lors des décisions d’aménagement.

Les études de volume, les relations entre le diamètre à hauteur de souche et le diamètre à hauteur de poitrine ainsi que les longueurs utilisables ont aussi mis en évidence l’influence importante des types écologiques sur les rendements et la croissance des deux essences à l’étude. Les sapinières s’avèrent plus productives que les pessières, tel que prévu originalement.

Intégration de l’information écologique à la connaissance forestière du territoire des MRC Brome-Missisquoi, la Haute-Yamaska, Acton, le Haut-Saint-Laurent, le Haut-Richelieu et les Maskoutains. CERFO. Rapport 2000-06. 211 pages.

Cette étude met en évidence l’importance et l’utilité d’un cadre écologique de référence, comme outil pour (1) optimiser la planification forestière et le coût des interventions en milieu forestier, (2) minimiser les impacts environnementaux, et (3) aider à la planification de l’aménagement du territoire. Le cadre écologique de référence a été construit à partir du système hiérarchique de classification écologique du MRNQ, des données de dépôts de surface, de pente et de régime hydrique.

Il a permis tout d’abord de localiser et de mettre en évidence l’importance des portions du territoire de la région administrative de la Montérégie qui présentent des risques et contraintes pour l’exploitation forestière et l’aménagement du territoire. La principale contrainte d’exploitation rencontrée dans cette région (elle couvre 73 % du territoire) est l’humidité du sol, qui entraîne des risques d’orniérage, ainsi que des contraintes de solidité du sol lors du débardage des bois. Le cadre écologique de référence a également permis d’attribuer un potentiel forestier à chaque portion de territoire. La majorité des terres de la région administrative de la Montérégie ont un potentiel modéré (63 % de la superficie de la région étudiée).

À partir de la définition et de la cartographie des zones homogènes d’aménagement provenant du cadre écologique de référence (une zone homogène d’aménagement correspond aux portions d’un territoire ayant un même potentiel forestier et présentant les mêmes risques et contraintes d’exploitation), des mesures concernant un plan de protection ont été proposées. Enfin, en combinant la couverture forestière au cadre écologique de référence, des séries d’aménagement ont été élaborées. Ces dernières peuvent avoir leur propre objectif de production (essence à favoriser), leur propre scénario sylvicole et leur propre rendement. Des stratégie de remise en production des friches ont aussi été proposées, et en particulier des recommandations sur le choix des essences pour la plantation par zone homogène d’aménagement. Certaines des espèces de compétition fréquemment rencontrées ont également été caractérisées par type écologique, de manière à prévoir l’importance des travaux d’entretien qui devront être nécessaires, pour assurer la survie et la bonne croissance des semis ou des plants.

Enfin, il est important de prendre conscience des limites du cadre écologique de référence, essentiellement dues au manque de précision des données utilisées lors de sa construction (cartes du drainage, des pentes, dépôts de surface, etc.). De plus, ce cadre est en constante évolution, et peut être sujet à toute amélioration, dès qu’une nouvelle source de données plus précises est disponible pour son élaboration.

Intégration de la connaissance écologique du territoire au plan général d’aménagement forestier de l’aire commune 41-02 en accord avec la stratégie de protection des forêts. CERFO. Rapport 1999-12. 147 pages.

Située dans les sous-régions écologiques de l’érablière à bouleau jaune de l’est et de la sapinière à bouleau jaune de l’ouest, la réserve Mastigouche (aire commune 41-02) fait l’objet d’un projet pilote d’intégration de
l’information écologique au plan général d’aménagement forestier. Deux besoins principaux d’aménagement ont été adressés : l’identification et la localisation des divers potentiels forestiers et contraintes de fragilité et de
traficabilité ainsi que la documentation des stratégies d’aménagement forestier.

Trois cents combinaisons dépôt drainage et pente ont été observées. Une cartographie des types écologiques et des dépôts meubles, classe de drainage et classe de pente, était disponible, suite au projet provincial de
gestion intégrée des ressources (GIR). L’intersection de la couche cartographique numérisée du GIR et de la carte forestière a permis de constituer un cadre écologique de référence. Un premier regroupement des données abiotioques disponibles a permis de constituer 9 sites homogènes quant à leurs contraintes et leur potentiel forestier général. L’intégrité des types écologiques par rapport à leur occupation des divers sites et variables abiotiques a ensuite été évaluée. Quelques discordances ont été
signalées afin d’être éventuellement corrigées dans la base de données. Des analyses de groupement (CLUSTER, méthode du ß-flexible) ont été effectuées afin de rassembler les groupes d’essences au profil écologique similaire. Une version préliminaire de 16 stations forestières a ensuite été validée et bonifiée auprès de différents auteurs de classification écologique : Heimberger (1941), Lafond et Ladouceur (1968), Gagnon et Marcotte (1980), Bélanger (1986) et OIFQ (1996).

Les résultats de l’étude serviront de support dans la planification de l’aménagement forestier pour les regroupements d’inventaire, le compartimentage du territoire et pour l’élaboration des stratégies d’aménagement (essences objectifs, mesures de protection, séries d’aménagement avec leur composition, leur rendement et les stratégies sylvicoles appropriées). Ils pourront également servir ultérieurement comme base pour la gestion intégrée des ressources.

Identification du potentiel réel des sites (indices de qualité de station), aire commune 41-02. CERFO. Rapport 1999-01. 19 p. + 2 annexes.

Dans le but d’améliorer la documentation (choix des tables de production) du plan général d’aménagement forestier de l’aire commune 41-02 (région écologique 3c-t), des indices de qualité de station (IQS) ont été calculés pour les essences résineuses principales en fonction du type écologique.

Pour ce faire, la méthode d’analyse de tiges a été retenue. L’identification du potentiel réel des sites étant désirée, des corrections d’âge ont été effectuées pour tenir compte des pertes de croissance causées par l’oppression juvénile et les épidémies de tordeuse des bourgeons de l’épinette. Quatre essences ont été échantillonnées : l’épinette blanche, l’épinette rouge, l’épinette noire et le sapin baumier. Les épinettes rouge et noire ont été traitées comme une seule. L’échantillonnage s’est fait sur les types écologiques les plus présents dans l’aire commune, c’est-à-dire les types MJ22, RE20, RE21, RS50 et RS52. Étant donné leur similitude et leur superficie, les types RE20 et RS50 ont été regroupés. Les IQS ont été calculés pour chacune des essences sur chacun des types écologiques, pour ensuite permettre la comparaison de productivité des différents types écologiques pour chacune des essences.

Le modèle utilisé est une modification de l’équation de Chapman-Richards et s’ajuste très bien aux données disponibles, les coefficients de détermination (R2 ) variant de 0.93 à 0.98. Pour leur part, les IQS varient de 20.55 m à 50 ans (sapin sur MJ22) à 14.25 m à 50 ans (épinettes rouge et noire sur RS52). Les tests statistiques démontrent des différences significatives au seuil minimum de 5 % dans la majorité des cas mais démontrent que les types écologiques RS50 et RS52 peuvent être regroupés en ce qui a trait aux épinettes rouge et noire, leur productivité étant semblable en terme d’IQS.

Les IQS obtenus démontrent des différences significatives de croissance non seulement d’un type écologique à l’autre, mais aussi d’une essence à l’autre sur un même type. Il s’avère donc très important de considérer le potentiel de chaque espèce sur chaque station lorsque l’on veut modéliser la croissance d’un peuplement et lors des décisions d’aménagement.

Guide – Quand l’écologie rapporte

Cette publication se veut un outil pour le forestiers praticiens.  Elle n’est pas un ensemble de règles strictes, encore moins de normes, ni une recette unique pour intégrer l’écologie dnas la pratique forestière.  Elle est plutôt un guide pour le forestier qui, inévitablement, doit utiliser son bon jugement et son expérience pour bien aménager la forêt.